Un nénuphar dans ma baignoire

Un nénuphar dans ma baignoire Spectacle tout public

Création 2019.

Un nénuphar dans ma baignoire est un spectacle qui nous plonge dans le monde merveilleux et ténébreux du docteur Pirdas.
Constantin Pirdas est un homme ordinaire, mais il a un secret : sa bipolarité.
Cette folie paternelle occupe toute la scène de l'enfance et de l'adolescence de sa fille, Émilie. Seule sur scène, Émilie Pirdas reconstruit l'histoire de la maladie de son père à partir d’anecdotes et de souvenirs flous; simples échos personnels de son expérience intime. Pour partager avec nous cette fresque familiale, Émilie interprète son père d'origine grecque, sa mère Jill, d'origine anglaise, et son propre personnage à différentes périodes de sa vie.

Émilie aurait pu mener une vie paisible dans la maison familiale, nommée, comme un clin d’œil à ses origines, la Villa l'Odyssée. Mais ce nom est aussi un lugubre présage qui préparera l'arrivée du monstre : cette bipolarité qui, comme le lierre recouvre l'arbre jusqu'à l'étouffer, se nourrira des membres de la famille.
Son père est en feu. Sa mère manœuvre la maison comme un bateau sans gouvernail.
Amis, familles, tous la quittent. Elle reste seule sur le pont. Émilie glisse d'un personnage à l'autre, et nous embarque dans une Odyssée contemporaine, à la fois drôle et tendre. Elle voyage avec gourmandise dans les folies de son père et dans ses aventures les plus extravagantes. Ce n'est pas l'Odyssée d'Ulysse que le public rencontre, mais l'Odyssée fantasmagorique du docteur Constantin Pirdas.

De Emilie Pirdas
Mise en scène : Dimitri Hatton
Ecriture : Julie Villeneuve
Interprétation : Emilie Pirdas
Création lumière : Erik de Saint-Ferreol
Scénographie, costumes, musique : En cours
Crédit photo : Eric Bénier-Bürckel

Note du metteur en scène


Sur les clichés délavés et déteints d'un album de photographies de famille, la biographie individuelle s'entrelace avec l'histoire, et les obsessions intimes reviennent tel un écho perpétuel, comme reflétés par un miroir opaque. Cette matière porte en elle-même un paradoxe particulièrement intéressant pour le créateur, puisqu’elle est à la fois universelle et totalement privée.
Le rire ne sera jamais loin, le temps confère aux événements du passé cette distance et cette douceur salutaire qui autorise la dérision, le décalage. L'art burlesque permet ce décalage, cette poétisation des actes et des événements par le rire sans rien leur faire perdre de leur importance, de leur nature tragique, parce qu'il s'attache à n'être "que" l'incarnation concrète de l'être humain aux prises avec sa souffrance et ses doutes, sans sombrer dans l'abstraction propre à l'humour qui est avant tout une construction mentale.
Dimitri Hatton

Quelques photos

Compagnie Un Poisson En Avril 2017 - 2019